Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 12 septembre 2011

Chaque fois l'éternité (R. Tixier) : les articles critiques

Un article de Jacques Biard, dans Le Progrès (pages Villeurbanne) :

(cliquer sur l'image de l'article pour agrandir)

Tixier_LeProgres_7sep2011.JPG

*

Un article d'Odile Bonneel, dans InterCDI 235 :

roland tixier,chaque fois l'éternité,le pont du change

 * 

Un article de Martine L. Petauton sur le site La Cause littéraire :

http://www.lacauselitteraire.fr/chaque-fois-l-eternite-ro...

*

Un article de Christian Cottet-Emard sur son blog :

http://cottetemard.hautetfort.com/archive/2011/09/08/rola...

*

Un article de Jean-Pierre Longre sur les deux publications du Pont du Change :

http://jplongre.hautetfort.com/archive/2011/09/07/des-tro...

*

Un article de Stéphane Beau sur le blog Le Grognard :

http://legrognard.hautetfort.com/archive/2011/09/11/le-po...

*

Un article de Roland Thévenet sur le blog SOLKO :

http://solko.hautetfort.com/archive/2011/09/25/les-nouvea...

*

Un article dans Décharge n° 152 :

Second recueil de Roland Tixier après Simples choses chez le même éditeur. Réédition également (Pleine Plume, 1989). Le titre fait mouche. Chaque page comporte cinq vers, comme une nouvelle forme fixe poétique à breveter. C’est souvent une énumération, comme les branches d’une étoile qui éclate. Roland Tixier se remémore ses vacances paysannes, passant de Villeurbanne au Limousin, de l’urbain au rural ; c’est chaque fois, l’émerveillement, la découverte, la surprise, d’autant plus attisées que l’expérience s’empile. Il y a les travaux de la campagne, mélangés quelquefois à la rustrerie des mœurs. Le contexte de l’époque, la guerre d’Algérie, brouille un peu les choses, mais le jeune ne peut saisir qu’une vague inquiétude dans les jeux de l’enfance.

La maison des jours de pluie/ le plancher de chêne/ jouer au maquignon/ les glands sont des cochons/ les noisettes des moutons/

Les années soixante et la nostalgie qui demeure donnent à l’ensemble sa légèreté et sa profondeur.

Jacques Morin

*

Un article dans la revue GONG n° 33 :

"Ce n’est pas d’hier que Roland Tixier travaille le poème bref. Ces textes évoquent en 5 vers les impressions de l’enfant citadin quand il allait rejoindre, pour l’été, cette campagne qui est restée pour toujours pour lui un paradis. Réédités aujourd’hui, publiés pour la première fois en 1989, les poèmes ont gardé tout leur pouvoir d’évocation.

la nuit/ la veilleuse mauve/ les vitres froides/ la lumière des gares/ où l’on ne s’arrête pas

les cousins sur le quai/ les bleus propres/ les espadrilles/ les valises sur l’épaule/ comme tu as grandi

Il faudrait citer les 50 poèmes et faire ce voyage d’enfance, de souvenirs et de mots avec l’auteur."

*

Un article de Jean-Loup Martin dans Le Grognard n° 21 :

Jean-Jacques Nuel a fondé en 2009 les éditions Le Pont du Change à Lyon. Le premier livre qu’il a publié en août 2009 était Simples choses, « suite de haïkus urbains » de Roland Tixier, né à Lyon en 1946, « fidèle piéton des rues de Villeurbanne et de Vaulx-en-Velin », avec une postface de Nicole Vidal-Chich. Deux ans plus tard, en juillet 2011, il réédite Chaque fois l’éternité du même poète, publié en 1989 par Pleine Plume, en même temps qu’il publie L’Agonie du papier et autres textes d’une parfaite actualité d’Alphonse Allais.

Chaque fois l’éternité rassemble cinquante courts poèmes, proches des « haïkus », mais de cinq vers chacun et non de trois, constitués presque uniquement de groupes nominaux ; on n’y trouve pratiquement pas de verbe conjugué. Roland Tixier, « poète urbain », y évoque ses vacances à la campagne quand il était enfant, à l’époque de la guerre d’Algérie, qu’il n’évoque que par allusions, par des mots qu’à l’époque il ne comprenait pas (« djebel, oued / bled, F.L.N. »). Un trajet simple, linéaire, depuis le départ de la ville au début des vacances jusqu’au retour à la ville à la fin des vacances, en passant par une évocation des paysages, des animaux, de toute cette vie, si ancienne, et pourtant si neuve, si étrange pour un petit citadin, de cette vie sans doute plus « vraie » à la campagne car « en ville les platanes / sont à peine des arbres ». Notations, simples énumérations qui, par leur sécheresse apparente, réveillent tout un monde de sensations, de sentiments, de rêves, tout un monde de personnes, d’objets, dont on peut imaginer qu’il a disparu à jamais. Ces poèmes sont d’autant plus émouvants qu’ils sont sobres, on pourrait presque dire « prosaïques », mais la vie y frémit dans toute sa profondeur.

*

Une critique de Valérie Canat de Chizy dans Verso n° 148 :

Les poèmes de Roland Tixier sont courts, cinq vers, parfois constitués d’un seul mot, pour évoquer les vacances passées dans la campagne du Limousin, l’été, lorsqu’il était enfant dans les années cinquante. C’est dire le pouvoir évocateur de ces textes brefs et simples, dont émane tout un univers enfoui, le monde de la campagne, avec son attirail pour les foins, les récoltes. fin juin en ville / ailleurs les blés / le temps de l’enfance / les grandes vacances / chaque fois l’éternité. Les souvenirs émergent, depuis le départ de la cité, jusqu’à l’arrivée à la gare où attendent les cousins. les cousins sur le quai / les bleus propres / les espadrilles / les valises sur l’épaule / comme tu as grandi. Le poète alors s’immerge dans l’univers de la campagne, énumère le houx / les châtaigniers / des plumes de geai, comme autant de biens précieux dont il souhaiterait conserver les bienfaits, bien des années après. Comme des cailloux enfouis qu’il égrènerait à l’intérieur de ses poches, il dit la maison des jours de pluie, la porte du grenier, les pommes à cidre / portées au moulin, des rangs et des rangs / de pommes de terre. Cet univers qu’il observe et dont il participe n’est pas dépourvu de gravité. Une gravité qu’il devine, mais ne comprend pas toujours. à la veillée / djebel, oued / bled, F.L.N. / à dix ans / comment comprendre. Septembre enfin, le père revient / et c’est la fin ; on rentre « à la maison » / voyage noir / les rues sont plates / en ville les platanes / sont à peine des arbres.

*

BON DE COMMANDE

TIXIERBONDECOMMANDE_chaquefois.pdf