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lundi, 12 septembre 2011

Chaque fois l'éternité (R. Tixier) : les articles critiques

Un article de Jacques Biard, dans Le Progrès (pages Villeurbanne) :

(cliquer sur l'image de l'article pour agrandir)

Tixier_LeProgres_7sep2011.JPG

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Un article d'Odile Bonneel, dans InterCDI 235 :

roland tixier,chaque fois l'éternité,le pont du change

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Un article de Martine L. Petauton sur le site La Cause littéraire :

http://www.lacauselitteraire.fr/chaque-fois-l-eternite-ro...

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Un article de Christian Cottet-Emard sur son blog :

http://cottetemard.hautetfort.com/archive/2011/09/08/rola...

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Un article de Jean-Pierre Longre sur les deux publications du Pont du Change :

http://jplongre.hautetfort.com/archive/2011/09/07/des-tro...

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Un article de Stéphane Beau sur le blog Le Grognard :

http://legrognard.hautetfort.com/archive/2011/09/11/le-po...

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Un article de Roland Thévenet sur le blog SOLKO :

http://solko.hautetfort.com/archive/2011/09/25/les-nouvea...

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Un article dans Décharge n° 152 :

Second recueil de Roland Tixier après Simples choses chez le même éditeur. Réédition également (Pleine Plume, 1989). Le titre fait mouche. Chaque page comporte cinq vers, comme une nouvelle forme fixe poétique à breveter. C’est souvent une énumération, comme les branches d’une étoile qui éclate. Roland Tixier se remémore ses vacances paysannes, passant de Villeurbanne au Limousin, de l’urbain au rural ; c’est chaque fois, l’émerveillement, la découverte, la surprise, d’autant plus attisées que l’expérience s’empile. Il y a les travaux de la campagne, mélangés quelquefois à la rustrerie des mœurs. Le contexte de l’époque, la guerre d’Algérie, brouille un peu les choses, mais le jeune ne peut saisir qu’une vague inquiétude dans les jeux de l’enfance.

La maison des jours de pluie/ le plancher de chêne/ jouer au maquignon/ les glands sont des cochons/ les noisettes des moutons/

Les années soixante et la nostalgie qui demeure donnent à l’ensemble sa légèreté et sa profondeur.

Jacques Morin

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Un article dans la revue GONG n° 33 :

"Ce n’est pas d’hier que Roland Tixier travaille le poème bref. Ces textes évoquent en 5 vers les impressions de l’enfant citadin quand il allait rejoindre, pour l’été, cette campagne qui est restée pour toujours pour lui un paradis. Réédités aujourd’hui, publiés pour la première fois en 1989, les poèmes ont gardé tout leur pouvoir d’évocation.

la nuit/ la veilleuse mauve/ les vitres froides/ la lumière des gares/ où l’on ne s’arrête pas

les cousins sur le quai/ les bleus propres/ les espadrilles/ les valises sur l’épaule/ comme tu as grandi

Il faudrait citer les 50 poèmes et faire ce voyage d’enfance, de souvenirs et de mots avec l’auteur."

*

Un article de Jean-Loup Martin dans Le Grognard n° 21 :

Jean-Jacques Nuel a fondé en 2009 les éditions Le Pont du Change à Lyon. Le premier livre qu’il a publié en août 2009 était Simples choses, « suite de haïkus urbains » de Roland Tixier, né à Lyon en 1946, « fidèle piéton des rues de Villeurbanne et de Vaulx-en-Velin », avec une postface de Nicole Vidal-Chich. Deux ans plus tard, en juillet 2011, il réédite Chaque fois l’éternité du même poète, publié en 1989 par Pleine Plume, en même temps qu’il publie L’Agonie du papier et autres textes d’une parfaite actualité d’Alphonse Allais.

Chaque fois l’éternité rassemble cinquante courts poèmes, proches des « haïkus », mais de cinq vers chacun et non de trois, constitués presque uniquement de groupes nominaux ; on n’y trouve pratiquement pas de verbe conjugué. Roland Tixier, « poète urbain », y évoque ses vacances à la campagne quand il était enfant, à l’époque de la guerre d’Algérie, qu’il n’évoque que par allusions, par des mots qu’à l’époque il ne comprenait pas (« djebel, oued / bled, F.L.N. »). Un trajet simple, linéaire, depuis le départ de la ville au début des vacances jusqu’au retour à la ville à la fin des vacances, en passant par une évocation des paysages, des animaux, de toute cette vie, si ancienne, et pourtant si neuve, si étrange pour un petit citadin, de cette vie sans doute plus « vraie » à la campagne car « en ville les platanes / sont à peine des arbres ». Notations, simples énumérations qui, par leur sécheresse apparente, réveillent tout un monde de sensations, de sentiments, de rêves, tout un monde de personnes, d’objets, dont on peut imaginer qu’il a disparu à jamais. Ces poèmes sont d’autant plus émouvants qu’ils sont sobres, on pourrait presque dire « prosaïques », mais la vie y frémit dans toute sa profondeur.

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Une critique de Valérie Canat de Chizy dans Verso n° 148 :

Les poèmes de Roland Tixier sont courts, cinq vers, parfois constitués d’un seul mot, pour évoquer les vacances passées dans la campagne du Limousin, l’été, lorsqu’il était enfant dans les années cinquante. C’est dire le pouvoir évocateur de ces textes brefs et simples, dont émane tout un univers enfoui, le monde de la campagne, avec son attirail pour les foins, les récoltes. fin juin en ville / ailleurs les blés / le temps de l’enfance / les grandes vacances / chaque fois l’éternité. Les souvenirs émergent, depuis le départ de la cité, jusqu’à l’arrivée à la gare où attendent les cousins. les cousins sur le quai / les bleus propres / les espadrilles / les valises sur l’épaule / comme tu as grandi. Le poète alors s’immerge dans l’univers de la campagne, énumère le houx / les châtaigniers / des plumes de geai, comme autant de biens précieux dont il souhaiterait conserver les bienfaits, bien des années après. Comme des cailloux enfouis qu’il égrènerait à l’intérieur de ses poches, il dit la maison des jours de pluie, la porte du grenier, les pommes à cidre / portées au moulin, des rangs et des rangs / de pommes de terre. Cet univers qu’il observe et dont il participe n’est pas dépourvu de gravité. Une gravité qu’il devine, mais ne comprend pas toujours. à la veillée / djebel, oued / bled, F.L.N. / à dix ans / comment comprendre. Septembre enfin, le père revient / et c’est la fin ; on rentre « à la maison » / voyage noir / les rues sont plates / en ville les platanes / sont à peine des arbres.

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BON DE COMMANDE

TIXIERBONDECOMMANDE_chaquefois.pdf

 

lundi, 27 septembre 2010

Tu écris toujours ? (tous les articles critiques)

Le recueil de chroniques humoristiques Tu écris toujours ? de Christian Cottet-Emard rencontre un excellent accueil critique, dans les revues et sur le net.

 

Un article sur le site de Lekti-ecriture, et sous la plume de Jean-Loup Martin :

http://www.lekti-ecriture.com/blogs/nouvelles/index.php/p...

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Un article sur le blog de Jean-Pierre Longre :

http://jplongre.hautetfort.com/archive/2010/08/22/des-con...

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Sur le site de La Vie Littéraire, un article de Didier Bazy :

http://www.lavielitteraire.fr/index.php/component/content...

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Sur le blog SOLKO tenu par Roland Thévenet :

http://solko.hautetfort.com/archive/2010/09/06/manuel-de-...

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Sur le blog Les mots partagés, un article de Marie-Laure Bigand :

http://lesmotspartages.blogspot.com/2010/06/tu-ecris-toujours.html

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Un article sur le blog LIETJE de Lyon 1 :

http://lietje.hautetfort.com/archive/2010/12/17/comment-v...

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Un article sur le blog Sophie lit :

http://actualitte.com/blog/sophielit/2012/01/20/tu-ecris-toujours-christian-cottet-emard/

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le Magazine des Livres n° 24, un article de Stéphane Beau :

Drôle de bestiole qu'un écrivain ! Je le savais déjà, mais grâce à Tu écris toujours ?, le dernier livre de Christian Cottet-Emard (publié par les récentes mais déjà prometteuses éditions du Pont du Change), cela se confirme. Car si quelques rares spécimens réussissent de temps en temps à sortir de l'ombre et à devenir des « auteurs à succès », la plupart des membres de cette curieuse secte s'avèrent être, aussi bien pour leur entourage que pour eux-mêmes, plus encombrants qu'autre chose. Imaginez : ils ne savent généralement rien faire d'autre qu'écrire. Pas forcément bien en plus, mais c'est un autre problème !

Car ces écrivains, voyez-vous, ne partagent aucune des passions qui font le charme de la « vraie vie » : le foot, la politique, la télé, les soldes, le bricolage... Ils fuient la foule comme la peste, ils n'ont aucune ambition, ils s'habillent mal, se lavent peu, boivent trop, et ils végètent au quotidien dans un univers parallèle qui s'acoquine mal avec le monde réel (qui, comme chacun le sait, n'accorde guère de crédit à l'immobilisme, à l'oisiveté et à l'improductivité caractérisée).

Prenant son courage à deux mains et sa plume comme il peut, avec ce qu'il lui reste de doigts disponibles, Christian Cottet-Emard s'attache donc, dans ce Manuel de survie à l'usage de l'auteur et de son entourage, à nous délivrer quelques conseils éclairés pour mieux comprendre ces grands handicapés de la vie que sont les écrivains. Et il le fait avec beaucoup d'humour et de malice, prenant volontairement à contrepied tous ceux qui veulent faire de ce travail de manieurs de stylos une activité supérieure, noble et forcément admirable. Ainsi, si je suis bien persuadé que Tu écris toujours ? amusera beaucoup celles et ceux qui côtoient quotidiennement des auteurs et qui savent à quel point leurs risibles postures et multiples tics sont désespérément prévisibles, je ne suis pas sûr qu'il en sera de même pour nombre d'écrivains qui ne se réjouiront guère de se reconnaître dans le portrait qui est fait d'eux. Tant pis pour leur vilain ego !

Tous les autres, en tout cas, se délecteront en lisant ce genre d'aphorisme : « Quant à savoir si on est écrivain parce qu'on est inadapté ou inadapté parce qu'on est écrivain, cela revient à se poser la lassante question de l'œuf et de la poule », ou ce très judicieux conseil aux poètes en manque d'inspiration, que je ne peux pas m'empêcher de citer dans son intégralité : « Voici un petit truc utile si vous avez la flemme d'écrire ou si la muse vous a posé un lapin : exhumez un de vos vieux poèmes, maquettez deux vers par page - c'est bien le diable si vous n'arrivez pas à une cinquantaine - et faites imprimer sur vélin en typographie un volume non massicoté. Les bibliophiles ne coupent pas leurs livres. Ils ne lisent pas, ils collectionnent. Alors deux vers par pages, peu importe, du moment que c'est pur chiffon et tralala ! »

Des conseils aux écrivains qui déménagent aux conseils aux écrivains qui ont encore des amis non-écrivains et non-littéraires, en passant par les conseils aux écrivains qui ne savent rien faire d'autre, aux écrivains qui se font interviewer ou qui sont assignés à résidence, tous les cas de figures sont joyeusement analysés les uns après les autres. Et au final, une fois la dernière page tournée, les premiers mots qui nous viennent à la bouche sont : « mince, c'est déjà fini ! »

Ce qui est plutôt bon signe, en général...

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Dans La Voix de l'Ain du 15 octobre 2010, un article de Jean-François Pan :

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(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

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Dans la revue Inter CDI n° 227, un article d’Odile Bonneel :

 

« Tu écris toujours ?

Telle est la question récurrente que pose au narrateur un ancien camarde de classe, sous-entendu : tu n’as pas de rutilant 4x4, ni tes livres en librairie ! Mais « n’importe quel tapeur de ballon médiatisé se vautre dans les vitrines des librairies. Ecrit-il pour autant, même si son nom et sa photo s’impriment sur la couverture… Eh oui, un livre peut ne pas être un livre. » Vous rirez au parallèle humoristique entre le comportement de l’écrivain et celui du cochon d’Inde (p. 20) ! Beaucoup de conseils désopilants à un écrivain qui cherche un métier alimentaire (surtout ne pas dire qu’on est écrivain !). Conseils aux écrivains allergiques à la rentrée littéraire, aux écrivains qui ne savent rien faire d’autre, à ceux qui se font interviewer (comment répondre aux questions embarrassantes). Et les conseils aux écrivains qui ont encore des amis non-écrivains : « Montrez que vous êtes capables de vous intéresser à autre chose qu’à la littérature, même si ce n’est pas vrai… Ne parlez de vos travaux en cours que si l’on vous encourage à le faire (et soyez brefs), sauf s’il s’agit de la rénovation de votre cuisine. »

Un récit un peu désabusé, mais le plaisir du lecteur est bien là, dans ce trésor de drôlerie ma foi très vrai ! »

*

 

Alain Helissen a signé cet article dans Diérèse n° 50 :

Comme Christian Cottet-Emard, j’ai un copain de lycée qui, à chacun de ses appels téléphoniques, me pose cette question qui a le don de m’irriter : « Tu écris toujours ? » Peut-être espère-t-il avec soulagement que je lui réponde enfin « NON ». Face à ce harcèlement, Christian Cottet-Emard a décidé d’écrire un manuel de survie à l’usage de l’auteur et de son entourage. Loin d’être fastidieux, le manuel en question rassemble une suite de conseils destinés autant à l’écrivain qu’à ceux qui le « subissent » au quotidien. Des conseils trempés d’humour un brin caustique : « Votre écrivain est trop gros : il n’a pas assez d’exercice. Emmenez-le en promenade. » Voici quelques uns des sujets d’urgence abordés par Christian Cottet-Emard : la tentation des prix littéraires, l’écrivain en recherche d’emploi, l’allergie à la rentrée littéraire, la rédaction de lettres de motivation, le déménagement d’un écrivain, l’écrivain sollicité pour une interview, les questions embarrassantes… Plus que de véritables réponses il faut trouver dans cet ouvrage une embardée éclaboussante dans l’univers de l’écrivain observé avec une distance salutaire et raconté dans un style des plus alertes. Sans doute la survie de l’auteur et de son entourage n’est-elle pas le réel enjeu de ce prétendu manuel qui vaut plus par son regard ironique sur la condition littéraire. L’ouvrage paraît aux récentes éditions Le Pont du Change, sises à Lyon et dirigées par Jean-Jacques Nuel à qui nous souhaitons la meilleure réussite.

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Jean-Pierre Lesieur a consacré cet article au recueil Tu écris toujours ?(manuel de survie à l’usage de l’auteur et de son entourage) de Christian Cottet-Emard, dans Comme en poésie n° 43 :

 

Un mec, le Christian, qui rédige un manuel de survie ne peut que m’aller droit dans le cœur. Il y a dans ces pages, des conseils, mais n’est-ce pas aussi des poèmes, que tout un chacun peut appliquer quand il a dans ses relations un écrivain avec lequel il faut composer et qui compose. Mais pas seulement, l’auteur dresse aussi une liste de recommandations pour tous les écrivains, ce qui ne peut faire qu’un manuel d’une utilité universelle. Celui qui écrit ces lignes, ayant également rédigé un Manuel de survie pour un adulte inadapté, sait bien que l’écrivain est un animal qui a beaucoup de mal à s’insérer dans une société qui ne lui fait aucun cadeau. Que Cottet-Emard dresse des garde-fous autour de la bête me semble des plus salutaire pour toute l’engeance humanoïde.

 

Tu écris toujours ? manuel de survie à l’usage de l’auteur et de son entourage, de Christian Cottet-Emard. Ed. Le Pont du Change, 2010. 96 pages, 13 €.

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Un article de Valérie Canat de Chizy dans VERSO n° 150 :

(cliquer sur l'article pour agrandir)

cottet emard,tu écris toujours,le pont du change


DESCRIPTIF ET BON DE COMMANDE

 

samedi, 19 juin 2010

Un article dans Le Magazine des Livres

mdl24.jpgDans le Magazine des Livres n° 24, un bel article, signé Stéphane Beau, consacré à « Tu écris toujours ? Manuel de survie à l'usage de l'auteur et de son entourage » de Christian Cottet-Emard :

 

 

Drôle de bestiole qu'un écrivain ! Je le savais déjà, mais grâce à Tu écris toujours ?, le dernier livre de Christian Cottet-Emard (publié par les récentes mais déjà prometteuses éditions du Pont du Change), cela se confirme. Car si quelques rares spécimens réussissent de temps en temps à sortir de l'ombre et à devenir des « auteurs à succès », la plupart des membres de cette curieuse secte s'avèrent être, aussi bien pour leur entourage que pour eux-mêmes, plus encombrants qu'autre chose. Imaginez : ils ne savent généralement rien faire d'autre qu'écrire. Pas forcément bien en plus, mais c'est un autre problème !

Car ces écrivains, voyez-vous, ne partagent aucune des passions qui font le charme de la « vraie vie » : le foot, la politique, la télé, les soldes, le bricolage... Ils fuient la foule comme la peste, ils n'ont aucune ambition, ils s'habillent mal, se lavent peu, boivent trop, et ils végètent au quotidien dans un univers parallèle qui s'acoquine mal avec le monde réel (qui, comme chacun le sait, n'accorde guère de crédit à l'immobilisme, à l'oisiveté et à l'improductivité caractérisée).

Prenant son courage à deux mains et sa plume comme il peut, avec ce qu'il lui reste de doigts disponibles, Christian Cottet-Emard s'attache donc, dans ce Manuel de survie à l'usage de l'auteur et de son entourage, à nous délivrer quelques conseils éclairés pour mieux comprendre ces grands handicapés de la vie que sont les écrivains. Et il le fait avec beaucoup d'humour et de malice, prenant volontairement à contrepied tous ceux qui veulent faire de ce travail de manieurs de stylos une activité supérieure, noble et forcément admirable. Ainsi, si je suis bien persuadé que Tu écris toujours ? amusera beaucoup celles et ceux qui côtoient quotidiennement des auteurs et qui savent à quel point leurs risibles postures et multiples tics sont désespérément prévisibles, je ne suis pas sûr qu'il en sera de même pour nombre d'écrivains qui ne se réjouiront guère de se reconnaître dans le portrait qui est fait d'eux. Tant pis pour leur vilain ego !

Tous les autres, en tout cas, se délecteront en lisant ce genre d'aphorisme : « Quant à savoir si on est écrivain parce qu'on est inadapté ou inadapté parce qu'on est écrivain, cela revient à se poser la lassante question de l'œuf et de la poule », ou ce très judicieux conseil aux poètes en manque d'inspiration, que je ne peux pas m'empêcher de citer dans son intégralité : « Voici un petit truc utile si vous avez la flemme d'écrire ou si la muse vous a posé un lapin : exhumez un de vos vieux poèmes, maquettez deux vers par page - c'est bien le diable si vous n'arrivez pas à une cinquantaine - et faites imprimer sur vélin en typographie un volume non massicoté. Les bibliophiles ne coupent pas leurs livres. Ils ne lisent pas, ils collectionnent. Alors deux vers par pages, peu importe, du moment que c'est pur chiffon et tralala ! »

Des conseils aux écrivains qui déménagent aux conseils aux écrivains qui ont encore des amis non-écrivains et non-littéraires, en passant par les conseils aux écrivains qui ne savent rien faire d'autre, aux écrivains qui se font interviewer ou qui sont assignés à résidence, tous les cas de figures sont joyeusement analysés les uns après les autres. Et au final, une fois la dernière page tournée, les premiers mots qui nous viennent à la bouche sont : « mince, c'est déjà fini ! »

Ce qui est plutôt bon signe, en général...

 

Tu écris toujours ? Manuel de survie à l'usage de l'auteur et de son entourage de Christian Cottet-Emard, Éditions le Pont du Change, 2010

Un recueil de 96 pages, format 11 x 18 cm. 13 €.

 

lundi, 08 février 2010

Simples choses, tous les articles critiques

Simples choses reçoit un très bon accueil critique, sur la toile comme dans les revues. En voici un premier récapitulatif.

 

SUR LE NET

Un article d'Alain Jean-André sur le site de La luxiotte :

Au fil des jours

Une lecture de Christian Cottet-Emard sur son blog :

Un piéton de Villeurbanne

(cet article a été publié ensuite dans Le Croquant n° 63-64)

et aussi sur le site du Magazine des Livres :

http://www.magazinedeslivres.com/page19/page44/page44.html

Une lecture de Hervé Bougel sur le blog pré # carré :

Simples choses

Une lecture de Stéphane Beau sur le blog Le Grognard :

Simples choses, Roland Tixier

Une lecture de Roland Thévenet, sur le blog SOLKO :

Le piéton du pont du Change

Une note de lecture de Philippe Gindre sur le site de la Clé d'Argent :

Simples choses

Une note sur le blog Tombés du ciel :

Nouvelle maison d'édition : Le Pont du Change

 

REVUES & MAGAZINES

Un article du mardi 20 octobre 2009 dans Le Progrès (pages Villeurbanne), sur les "haïkus des rues" de Roland Tixier :

http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/2103490/Visi...

 

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Un article sur Livre & lire n° 249, le mensuel du livre en Rhône-Alpes, publié par l'Arald (février 2010).

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Un article de Pascale Arguedas dans Le Grognard n° 12 :

(cliquer sur l'image de l'article pour agrandir)

 

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Dans Vaulx - le journal n° 317 du 2 décembre 2009

 (cliquer sur l'image de l'article pour agrandir)

articleVaulx.jpg

 

Dans le numéro 144 de la revue Décharge, Jacques Morin signe une chronique sur le recueil Simples choses, de Roland Tixier :

"Poèmes minimaux de trois vers où il témoigne finement de ce qu'il vit au quotidien : petites notes dans le bus ou le métro, empathie avec les travailleurs ou les sans-abri, il sillonne ses quartiers de banlieue lyonnaise, rue Verlaine... Ses choses vues si ramassées sont le plus souvent porteuses de leçons ou d'éclats d'humanité." (extrait)

Dans le numéro 10 de Pages insulaires, un article de Georges Cathalo :

"Ce nouveau livre de Roland Tixier inaugure avec bonheur la collection Poésie d'une nouvelle enseigne éditoriale. On y retrouve la marque de fabrique de ce poète discret, à savoir la maîtrise d'un genre difficile : le haïku. Avec cette suite de 180 textes, l'auteur nous entraîne dans une déambulation urbaine qui, à travers rues, bus et métros, permet de découvrir un univers complexe. Tixier n'a pas son pareil pour fixer les moments fugaces où les destins se croisent dans des solitudes parallèles. A partir des visages anonymes, il recrée des existences réelles : un sans-abri, un cantonnier, un chauffeur de bus, ... La révélation se fait grâce à la marche : « marcher devant soi / frêle vérité / rien ne presse maintenant ». Il oppose une lenteur voulue  au mouvement perpétuel car il suffit de peu pour retisser le lien, « quelques mots parfois / quelques mots seulement / et c'est toute une vie ». Ces simples choses de Roland Tixier ne sont pas des choses simples à vivre mais le regard d'empathie que porte le poète permet à chacun de s'y retrouver et d'aller plus loin."

Un article d’Alain Wexler dans Verso n° 140 (mars 2010).

 

« Roland Tixier est donc le premier auteur publié par Le Pont du Change. Des haïkus urbains. Un désespoir tranquille parcourt ces pages. Un fil conducteur peut s’imposer si l’on rapproche des images telles que celles des sans domicile fixe, les pigeons, les moineaux, les merles, des murs de papier. Un pigeon mort ponctue la journée, fin de journée. Les pigeons sont des destinées en route. A rapprocher de ceux qui picorent du riz un lendemain de mariage devant la mairie. Un espoir peut-être : « Je marche parmi/ des millions de compagnons/ fragile jour de grève » Cet émiettement sinon, cet enfermement sinon. Plus j’avance dans ce livre plus je sens la démarche photographique, l’instantané. Les sujets : les gens de la rue, l’espace du trottoir vers le ciel et les oiseaux qui le traversent. Ce corbeau qui passe et croasse pose une question. Suivez le fil : toujours quelques moineaux prisonniers d’un supermarché ou d’un hall de gare. Le paradoxe. Le trottoir est un pays. Le réel est bien là. Immédiat. Instantané comme une photo… »

 

dans Libelle n° 218 :

 

"Avec ces Simples choses, il nous donne à voir le monde tel qu’il devrait nous apparaître dans toute son évidence, toute sa grandeur et toute sa futilité, si nous n’avions pas tous, à longueur de temps, les yeux et les sens obstrués. Il atteint le sommet de son art. Sa poésie est d’abord un regard posé sur le monde, un instant suspendu, et nous révèle sa beauté fugace et légère. Il réunit densité et simplicité. La suite de ses sensations devient ce diamant aux infinies facettes et chaque infime poème (ces trois petites lignes de si peu de poids) est l’une de ces facettes : le jour, son instant ciselé, mis en lumière, mis en éclat, comme ce matin de cristal."

 

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Un article de Paul Van Melle dans Inédit Nouveau n° 257 :

(cliquer sur l'article pour agrandir)

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Ajoutons que des poèmes extraits de "Simples choses" ont été reproduits dans le n° 596 d'Envol, le journal de la FOL de l'Ardèche.

 

samedi, 30 janvier 2010

Un article sur Livre & lire

Un article sur Livre & lire n° 249, le mensuel du livre en Rhône-Alpes, publié par l'Arald (février 2010).

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