Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 16 décembre 2011

Le passant de Vaulx-en-Velin

Vient de paraître :

Le passant de Vaulx-en-Velin

de Roland Tixier

 

Vaulx-en-Velin ville du monde

plaine sous le vent

nuages et mémoires

 

roland tixier,poésie,haiku,le passant de vaulx-en-velin,le pont du change,vaulx-en-velinTroisième titre de Roland Tixier à nos éditions, ce recueil, publié avec le concours de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Vaulx-en-Velin, est composé de sept parties de 21 haïkus évoquant les différents quartiers de la ville.  Le poète tente d’épuiser et de célébrer un lieu, au fil du temps et du retour rassurant des saisons.

 

Roland Tixier, amoureux de Vaulx-en-Velin, livre des reflets, des éclats de la ville – de sa ville. Adolescent déjà, il en parcourait les rues à bicyclette, il explorait les méandres du vieux Rhône. Cette liaison d’un demi-siècle nourrit les pensées légères ou graves du marcheur. Le passant s’émerveille encore du jour à venir sans oublier jamais le chemin parcouru, ni les peines et les joies, brèves mais bien réelles, que tout un chacun récolte en avançant dans le temps.

Introduction de Bernard Genin, Maire de Vaulx-en-Velin.

Un recueil de 68 pages, format 11 x 17 cm. 12 € port compris. ISBN 978-2-9534259-4-9

 

BON DE COMMANDE

 

samedi, 26 novembre 2011

Pourquoi "Le Pont du Change" ?

Le public rencontré dans les salons est souvent intrigué par le nom de nos éditions.

Ce pont, aujourd'hui disparu, faisait partie du patrimoine architectural de Lyon. Quelques éléments d'information sur cette page :

http://www.aria.archi.fr/index.php/productions/le-pont-du...


the old bridge on the soane, lyons.jpg

(Le pont du Change, Harding, 1834)


lundi, 10 octobre 2011

L'agonie du papier (A. Allais) : les articles critiques

Un article de Christine Bini sur le site de La Cause littéraire :

http://www.lacauselitteraire.fr/l-agonie-du-papier-et-aut...

*

Dans Fluide Glacial n° 431 (mai 2012), Yves Frémion, dans sa rubrique Lisez plus fort parle du recueil d'Alphonse Allais, L'agonie du papier et autres textes d'une parfaite actualité.

alphonse allais,fluide glacial,yves frémion,l'agonie du papier

*

Un article d'Odile Bonneel, dans INTERCDI n° 237 :

alphonse allais,l'agonie du papier,le pont du change

*

Un article de Stéphane Beau dans la revue Chiendents n° 2 :

(cliquer sur l'image de l'article pour agrandir)

alphonse allais,l'agonie du papier,le pont du change

*

Un article de Jean-Loup Martin dans Le Magazine des Livres n° 34 :

(cliquer sur l'article pour agrandir)

alphonse allais,l'agonie du papier,le pont du change

*

Un article d'Alain Helissen, dans la revue Diérèse n° 55 :

"Dès le début des années 1900, Alphonse Allais met en garde contre la consommation effrénée du papier et, pour empêcher une déforestation irréversible, propose des solutions plus ou moins sérieuses, comme de remplacer la feuille de papier par une feuille de gruyère, sans les trous, bien sûr. « Écolo » avant l’heure, autant que visionnaire, l’humoriste évoque les énergies éoliennes ou marémotrices, anticipe la création d’une plage à Paris, réduit considérablement le coût de l’éclairage public en proposant de remplacer l’électricité par des vers luisants. Quant à l’air vicié de la Capitale, ne suffirait-il pas d’y acheminer par des tuyaux de l’air pur prélevé dans nos montagnes ou en bord de mer ? L’inventif Alphonse Allais ne s’arrête pas là. Revenons au papier. Ne pourrait-on pas réaliser des économies en réformant l’orthographe ? C'est-à-dire en écourtant les mots par leur inscription en abrégé ? Et le voilà, un siècle avant son utilisation massive par les usagers du téléphone portable, annonciateur du texto, du langage SMS. Plus besoin d’écrire en entier : « Hélène a eu des bébés », LN A U D BB suffit. Imaginez le gain de place sur la page, la cure d’amincissement de tous les gros romans dévoreurs de papier ! Ce petit livre rassemble ainsi une quinzaine de textes extraits des Œuvres posthumes d’Alphonse Allais. Au-delà de leur dimension éminemment humoristique, ils pointent d’un doigt malicieux des sujets sérieux qui restent, plus de cent ans après, au cœur de l’actualité."

*

Un article de Pascale Arguedas, sur le site Calou, l'ivre de lecture :

http://calounet.pagesperso-orange.fr/resumes_livres/allai...

*

Un article de Jean-Pierre Longre sur les deux publications du Pont du Change :

http://jplongre.hautetfort.com/archive/2011/09/07/des-tro...

*

Un article de Roland Thévenet sur le blog SOLKO :

http://solko.hautetfort.com/archive/2011/09/25/les-nouvea...

*

Un article de Stéphane Beau sur le blog Le Grognard :

http://legrognard.hautetfort.com/archive/2011/09/11/le-po...

*

Un article sur Lekti-ecriture par Eric Dussert :

http://www.lekti-ecriture.com/blogs/alamblog/index.php/po...

*

Une devinette de Jacques Brelivet sur le blog des bibliothèques de l'université de Rennes 2 :

http://scd-actus.univ-rennes2.fr/archives/17734

*

 BON DE COMMANDE

ALLAIS_BONDECOMMANDE.pdf

 

 

lundi, 12 septembre 2011

Chaque fois l'éternité (R. Tixier) : les articles critiques

Un article de Jacques Biard, dans Le Progrès (pages Villeurbanne) :

(cliquer sur l'image de l'article pour agrandir)

Tixier_LeProgres_7sep2011.JPG

*

Un article d'Odile Bonneel, dans InterCDI 235 :

roland tixier,chaque fois l'éternité,le pont du change

 * 

Un article de Martine L. Petauton sur le site La Cause littéraire :

http://www.lacauselitteraire.fr/chaque-fois-l-eternite-ro...

*

Un article de Christian Cottet-Emard sur son blog :

http://cottetemard.hautetfort.com/archive/2011/09/08/rola...

*

Un article de Jean-Pierre Longre sur les deux publications du Pont du Change :

http://jplongre.hautetfort.com/archive/2011/09/07/des-tro...

*

Un article de Stéphane Beau sur le blog Le Grognard :

http://legrognard.hautetfort.com/archive/2011/09/11/le-po...

*

Un article de Roland Thévenet sur le blog SOLKO :

http://solko.hautetfort.com/archive/2011/09/25/les-nouvea...

*

Un article dans Décharge n° 152 :

Second recueil de Roland Tixier après Simples choses chez le même éditeur. Réédition également (Pleine Plume, 1989). Le titre fait mouche. Chaque page comporte cinq vers, comme une nouvelle forme fixe poétique à breveter. C’est souvent une énumération, comme les branches d’une étoile qui éclate. Roland Tixier se remémore ses vacances paysannes, passant de Villeurbanne au Limousin, de l’urbain au rural ; c’est chaque fois, l’émerveillement, la découverte, la surprise, d’autant plus attisées que l’expérience s’empile. Il y a les travaux de la campagne, mélangés quelquefois à la rustrerie des mœurs. Le contexte de l’époque, la guerre d’Algérie, brouille un peu les choses, mais le jeune ne peut saisir qu’une vague inquiétude dans les jeux de l’enfance.

La maison des jours de pluie/ le plancher de chêne/ jouer au maquignon/ les glands sont des cochons/ les noisettes des moutons/

Les années soixante et la nostalgie qui demeure donnent à l’ensemble sa légèreté et sa profondeur.

Jacques Morin

*

Un article dans la revue GONG n° 33 :

"Ce n’est pas d’hier que Roland Tixier travaille le poème bref. Ces textes évoquent en 5 vers les impressions de l’enfant citadin quand il allait rejoindre, pour l’été, cette campagne qui est restée pour toujours pour lui un paradis. Réédités aujourd’hui, publiés pour la première fois en 1989, les poèmes ont gardé tout leur pouvoir d’évocation.

la nuit/ la veilleuse mauve/ les vitres froides/ la lumière des gares/ où l’on ne s’arrête pas

les cousins sur le quai/ les bleus propres/ les espadrilles/ les valises sur l’épaule/ comme tu as grandi

Il faudrait citer les 50 poèmes et faire ce voyage d’enfance, de souvenirs et de mots avec l’auteur."

*

Un article de Jean-Loup Martin dans Le Grognard n° 21 :

Jean-Jacques Nuel a fondé en 2009 les éditions Le Pont du Change à Lyon. Le premier livre qu’il a publié en août 2009 était Simples choses, « suite de haïkus urbains » de Roland Tixier, né à Lyon en 1946, « fidèle piéton des rues de Villeurbanne et de Vaulx-en-Velin », avec une postface de Nicole Vidal-Chich. Deux ans plus tard, en juillet 2011, il réédite Chaque fois l’éternité du même poète, publié en 1989 par Pleine Plume, en même temps qu’il publie L’Agonie du papier et autres textes d’une parfaite actualité d’Alphonse Allais.

Chaque fois l’éternité rassemble cinquante courts poèmes, proches des « haïkus », mais de cinq vers chacun et non de trois, constitués presque uniquement de groupes nominaux ; on n’y trouve pratiquement pas de verbe conjugué. Roland Tixier, « poète urbain », y évoque ses vacances à la campagne quand il était enfant, à l’époque de la guerre d’Algérie, qu’il n’évoque que par allusions, par des mots qu’à l’époque il ne comprenait pas (« djebel, oued / bled, F.L.N. »). Un trajet simple, linéaire, depuis le départ de la ville au début des vacances jusqu’au retour à la ville à la fin des vacances, en passant par une évocation des paysages, des animaux, de toute cette vie, si ancienne, et pourtant si neuve, si étrange pour un petit citadin, de cette vie sans doute plus « vraie » à la campagne car « en ville les platanes / sont à peine des arbres ». Notations, simples énumérations qui, par leur sécheresse apparente, réveillent tout un monde de sensations, de sentiments, de rêves, tout un monde de personnes, d’objets, dont on peut imaginer qu’il a disparu à jamais. Ces poèmes sont d’autant plus émouvants qu’ils sont sobres, on pourrait presque dire « prosaïques », mais la vie y frémit dans toute sa profondeur.

*

Une critique de Valérie Canat de Chizy dans Verso n° 148 :

Les poèmes de Roland Tixier sont courts, cinq vers, parfois constitués d’un seul mot, pour évoquer les vacances passées dans la campagne du Limousin, l’été, lorsqu’il était enfant dans les années cinquante. C’est dire le pouvoir évocateur de ces textes brefs et simples, dont émane tout un univers enfoui, le monde de la campagne, avec son attirail pour les foins, les récoltes. fin juin en ville / ailleurs les blés / le temps de l’enfance / les grandes vacances / chaque fois l’éternité. Les souvenirs émergent, depuis le départ de la cité, jusqu’à l’arrivée à la gare où attendent les cousins. les cousins sur le quai / les bleus propres / les espadrilles / les valises sur l’épaule / comme tu as grandi. Le poète alors s’immerge dans l’univers de la campagne, énumère le houx / les châtaigniers / des plumes de geai, comme autant de biens précieux dont il souhaiterait conserver les bienfaits, bien des années après. Comme des cailloux enfouis qu’il égrènerait à l’intérieur de ses poches, il dit la maison des jours de pluie, la porte du grenier, les pommes à cidre / portées au moulin, des rangs et des rangs / de pommes de terre. Cet univers qu’il observe et dont il participe n’est pas dépourvu de gravité. Une gravité qu’il devine, mais ne comprend pas toujours. à la veillée / djebel, oued / bled, F.L.N. / à dix ans / comment comprendre. Septembre enfin, le père revient / et c’est la fin ; on rentre « à la maison » / voyage noir / les rues sont plates / en ville les platanes / sont à peine des arbres.

*

BON DE COMMANDE

TIXIERBONDECOMMANDE_chaquefois.pdf

 

samedi, 27 août 2011

L'agonie du papier

Vient de paraître :

 

L’agonie du papier

et autres textes

d’une parfaite actualité

 

d’Alphonse Allais

 

allais2.jpg« Un journal sans papier ! Une revue sans papier ! Un roman sans papier ! Et pourquoi pas ? » s’interroge déjà Alphonse Allais en 1902, imaginant le texte sur d’autres supports, sérieux (le microfilm), ou burlesques (feuilles de gruyère). L’humoriste avait en bien des domaines un temps d’avance ; dans ses articles publiés dans les journaux de l’époque, évoquant la réforme de l’orthographe, il anticipe le langage SMS : « J’écris NRJ pour Énergie, RIT pour Hériter ».

Inlassable rêveur appliqué, ce littéraire qui avait aussi un bagage scientifique (ayant suivi des études de pharmacie) se montre parfois visionnaire et prévoit les énergies nouvelles, éolienne ou marémotrice ; il propose des solutions pour l’amélioration de la qualité de l’air en ville ou des éclairages économiques et naturels, alerte sur les dangers de la déforestation liés à un usage intensif du papier, envisage la conférence téléphonique pour éviter aux députés de se rendre au Palais-Bourbon, suggère la création d’une plage à Paris (projet concrétisé par la mairie de Paris à la fin du siècle dernier !)

Il se préoccupe aussi de l’insécurité dans la banlieue de la capitale et des éternelles difficultés des usagers dans les bureaux de poste, ou essaie de résoudre le désaccord sur la date de début du nouveau siècle – désaccord qui a resurgi lors du passage à l’an 2000… « Sur cette question comme, d’ailleurs, sur toutes autres questions, j’ai mon idée, une idée, reconnaissons-le, bien souvent frappée au coin du génie. » !

 

Tous les textes extraits des Œuvres posthumes d’Allais ici rassemblés sont encore d’une formidable actualité, et les questions posées reçoivent les meilleures des réponses : la fantaisie, une logique implacable poussée parfois jusqu’à l’absurde, et l’humour.

 

Alphonse Allais (1854-1905), écrivain et humoriste né à Honfleur, est l’auteur de recueils de contes et chroniques humoristiques (A se tordre ; Le parapluie de l’escouade ; Deux et deux font cinq…)

 

Un recueil de 80 pages, format 11 x 18 cm. 12 € port compris.

ISBN 978-2-9534259-2-5

 

En vente aux éditions Le Pont du Change, 161 rue Paul Bert, 69003 Lyon

BON DE COMMANDE

 ALLAIS_BONDECOMMANDE.pdf

 

 

lundi, 22 août 2011

Chaque fois l'éternité

Vient de paraître :

 

Chaque fois l’éternité

de Roland Tixier

 

fin juin en ville

ailleurs les blés

le temps de l’enfance

les grandes vacances

chaque fois l’éternité

 

tixier_chaquefois_scan2.jpgChronique d’un été, Chaque fois l’éternité est pour l’enfant des années cinquante la promesse d’un bonheur retrouvé tous les ans dans le Limousin, et pour l’adulte devenu poète un album du temps retrouvé. Ces courts textes, alliant densité et simplicité, restituent des moments magiques d’un passé disparu, ceux d’un petit citadin de Villeurbanne s’émerveillant de la vie paysanne, des animaux de la ferme, des mots en patois et de tous les charmes d’un monde ancien.

Précédemment paru en 1989, ce recueil réédité de Roland Tixier est accompagné d’une préface de Geneviève Metge.

 

le sentier étroit

l’eau sombre, le battoir

pas à pas, l’approche

parmi les herbes

le saut de la grenouille

 

la maison des jours de pluie

le plancher de chêne

jouer au maquignon

les glands sont des cochons

les noisettes des moutons

 

« Pouvoir de l’évocation. Nommer les choses permet de les faire à nouveau exister. En poète, Roland Tixier redevient l’enfant qu’il a été et il nous invite à redécouvrir en sa compagnie un monde disparu. » (extrait de la préface)

 

Roland Tixier est né à Lyon en 1946. Fidèle piéton des rues de Villeurbanne et de Vaulx-en-Velin, ce poète urbain à l’écriture dépouillée est aussi animateur d’ateliers de création poétique en milieu scolaire. Il a été durant seize années éditeur à l’enseigne du Pré de l’Age.

 

Un recueil de 70 pages, format 11 x 17 cm. 12 € port compris.

ISBN 978-2-9534259-3-2

En vente aux éditions Le Pont du Change, 161 rue Paul Bert, 69003 Lyon.

 

BON DE COMMANDE :

TIXIERBONDECOMMANDE_chaquefois.pdf

 

 

mercredi, 27 octobre 2010

Tu écris toujours ? sur Mots migrateurs (radio)

Philippe Raimbault et Marie-Laure Bigand animent l’émission Mots migrateurs sur Radio RGB. Ils ont consacré une partie de leur dernière émission au recueil de Christian Cottet-Emard, Tu écris toujours ?

 

http://www.motsmigrateurs.fr/fichiers/EmissionMM61.mp3

L’émission Mots Migrateurs, c’est tous les 1er mardi de chaque mois de 22 h à 23 h 30.
Une émission littéraire à consommer sans modération.
Philippe Raimbault et Marie-Laure Bigand vous proposent... de voyager ensemble avec les mots !

 radio.jpg

Contact : mots.migrateurs@club-internet.fr

www.radiorgb.net

 

lundi, 27 septembre 2010

Tu écris toujours ? (tous les articles critiques)

Le recueil de chroniques humoristiques Tu écris toujours ? de Christian Cottet-Emard rencontre un excellent accueil critique, dans les revues et sur le net.

 

Un article sur le site de Lekti-ecriture, et sous la plume de Jean-Loup Martin :

http://www.lekti-ecriture.com/blogs/nouvelles/index.php/p...

*

Un article sur le blog de Jean-Pierre Longre :

http://jplongre.hautetfort.com/archive/2010/08/22/des-con...

*

Sur le site de La Vie Littéraire, un article de Didier Bazy :

http://www.lavielitteraire.fr/index.php/component/content...

*

Sur le blog SOLKO tenu par Roland Thévenet :

http://solko.hautetfort.com/archive/2010/09/06/manuel-de-...

*

Sur le blog Les mots partagés, un article de Marie-Laure Bigand :

http://lesmotspartages.blogspot.com/2010/06/tu-ecris-toujours.html

*

Un article sur le blog LIETJE de Lyon 1 :

http://lietje.hautetfort.com/archive/2010/12/17/comment-v...

*

Un article sur le blog Sophie lit :

http://actualitte.com/blog/sophielit/2012/01/20/tu-ecris-toujours-christian-cottet-emard/

*

le Magazine des Livres n° 24, un article de Stéphane Beau :

Drôle de bestiole qu'un écrivain ! Je le savais déjà, mais grâce à Tu écris toujours ?, le dernier livre de Christian Cottet-Emard (publié par les récentes mais déjà prometteuses éditions du Pont du Change), cela se confirme. Car si quelques rares spécimens réussissent de temps en temps à sortir de l'ombre et à devenir des « auteurs à succès », la plupart des membres de cette curieuse secte s'avèrent être, aussi bien pour leur entourage que pour eux-mêmes, plus encombrants qu'autre chose. Imaginez : ils ne savent généralement rien faire d'autre qu'écrire. Pas forcément bien en plus, mais c'est un autre problème !

Car ces écrivains, voyez-vous, ne partagent aucune des passions qui font le charme de la « vraie vie » : le foot, la politique, la télé, les soldes, le bricolage... Ils fuient la foule comme la peste, ils n'ont aucune ambition, ils s'habillent mal, se lavent peu, boivent trop, et ils végètent au quotidien dans un univers parallèle qui s'acoquine mal avec le monde réel (qui, comme chacun le sait, n'accorde guère de crédit à l'immobilisme, à l'oisiveté et à l'improductivité caractérisée).

Prenant son courage à deux mains et sa plume comme il peut, avec ce qu'il lui reste de doigts disponibles, Christian Cottet-Emard s'attache donc, dans ce Manuel de survie à l'usage de l'auteur et de son entourage, à nous délivrer quelques conseils éclairés pour mieux comprendre ces grands handicapés de la vie que sont les écrivains. Et il le fait avec beaucoup d'humour et de malice, prenant volontairement à contrepied tous ceux qui veulent faire de ce travail de manieurs de stylos une activité supérieure, noble et forcément admirable. Ainsi, si je suis bien persuadé que Tu écris toujours ? amusera beaucoup celles et ceux qui côtoient quotidiennement des auteurs et qui savent à quel point leurs risibles postures et multiples tics sont désespérément prévisibles, je ne suis pas sûr qu'il en sera de même pour nombre d'écrivains qui ne se réjouiront guère de se reconnaître dans le portrait qui est fait d'eux. Tant pis pour leur vilain ego !

Tous les autres, en tout cas, se délecteront en lisant ce genre d'aphorisme : « Quant à savoir si on est écrivain parce qu'on est inadapté ou inadapté parce qu'on est écrivain, cela revient à se poser la lassante question de l'œuf et de la poule », ou ce très judicieux conseil aux poètes en manque d'inspiration, que je ne peux pas m'empêcher de citer dans son intégralité : « Voici un petit truc utile si vous avez la flemme d'écrire ou si la muse vous a posé un lapin : exhumez un de vos vieux poèmes, maquettez deux vers par page - c'est bien le diable si vous n'arrivez pas à une cinquantaine - et faites imprimer sur vélin en typographie un volume non massicoté. Les bibliophiles ne coupent pas leurs livres. Ils ne lisent pas, ils collectionnent. Alors deux vers par pages, peu importe, du moment que c'est pur chiffon et tralala ! »

Des conseils aux écrivains qui déménagent aux conseils aux écrivains qui ont encore des amis non-écrivains et non-littéraires, en passant par les conseils aux écrivains qui ne savent rien faire d'autre, aux écrivains qui se font interviewer ou qui sont assignés à résidence, tous les cas de figures sont joyeusement analysés les uns après les autres. Et au final, une fois la dernière page tournée, les premiers mots qui nous viennent à la bouche sont : « mince, c'est déjà fini ! »

Ce qui est plutôt bon signe, en général...

 *

Dans La Voix de l'Ain du 15 octobre 2010, un article de Jean-François Pan :

voix_de_l-ain2bis.jpg

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

*

Dans la revue Inter CDI n° 227, un article d’Odile Bonneel :

 

« Tu écris toujours ?

Telle est la question récurrente que pose au narrateur un ancien camarde de classe, sous-entendu : tu n’as pas de rutilant 4x4, ni tes livres en librairie ! Mais « n’importe quel tapeur de ballon médiatisé se vautre dans les vitrines des librairies. Ecrit-il pour autant, même si son nom et sa photo s’impriment sur la couverture… Eh oui, un livre peut ne pas être un livre. » Vous rirez au parallèle humoristique entre le comportement de l’écrivain et celui du cochon d’Inde (p. 20) ! Beaucoup de conseils désopilants à un écrivain qui cherche un métier alimentaire (surtout ne pas dire qu’on est écrivain !). Conseils aux écrivains allergiques à la rentrée littéraire, aux écrivains qui ne savent rien faire d’autre, à ceux qui se font interviewer (comment répondre aux questions embarrassantes). Et les conseils aux écrivains qui ont encore des amis non-écrivains : « Montrez que vous êtes capables de vous intéresser à autre chose qu’à la littérature, même si ce n’est pas vrai… Ne parlez de vos travaux en cours que si l’on vous encourage à le faire (et soyez brefs), sauf s’il s’agit de la rénovation de votre cuisine. »

Un récit un peu désabusé, mais le plaisir du lecteur est bien là, dans ce trésor de drôlerie ma foi très vrai ! »

*

 

Alain Helissen a signé cet article dans Diérèse n° 50 :

Comme Christian Cottet-Emard, j’ai un copain de lycée qui, à chacun de ses appels téléphoniques, me pose cette question qui a le don de m’irriter : « Tu écris toujours ? » Peut-être espère-t-il avec soulagement que je lui réponde enfin « NON ». Face à ce harcèlement, Christian Cottet-Emard a décidé d’écrire un manuel de survie à l’usage de l’auteur et de son entourage. Loin d’être fastidieux, le manuel en question rassemble une suite de conseils destinés autant à l’écrivain qu’à ceux qui le « subissent » au quotidien. Des conseils trempés d’humour un brin caustique : « Votre écrivain est trop gros : il n’a pas assez d’exercice. Emmenez-le en promenade. » Voici quelques uns des sujets d’urgence abordés par Christian Cottet-Emard : la tentation des prix littéraires, l’écrivain en recherche d’emploi, l’allergie à la rentrée littéraire, la rédaction de lettres de motivation, le déménagement d’un écrivain, l’écrivain sollicité pour une interview, les questions embarrassantes… Plus que de véritables réponses il faut trouver dans cet ouvrage une embardée éclaboussante dans l’univers de l’écrivain observé avec une distance salutaire et raconté dans un style des plus alertes. Sans doute la survie de l’auteur et de son entourage n’est-elle pas le réel enjeu de ce prétendu manuel qui vaut plus par son regard ironique sur la condition littéraire. L’ouvrage paraît aux récentes éditions Le Pont du Change, sises à Lyon et dirigées par Jean-Jacques Nuel à qui nous souhaitons la meilleure réussite.

*

Jean-Pierre Lesieur a consacré cet article au recueil Tu écris toujours ?(manuel de survie à l’usage de l’auteur et de son entourage) de Christian Cottet-Emard, dans Comme en poésie n° 43 :

 

Un mec, le Christian, qui rédige un manuel de survie ne peut que m’aller droit dans le cœur. Il y a dans ces pages, des conseils, mais n’est-ce pas aussi des poèmes, que tout un chacun peut appliquer quand il a dans ses relations un écrivain avec lequel il faut composer et qui compose. Mais pas seulement, l’auteur dresse aussi une liste de recommandations pour tous les écrivains, ce qui ne peut faire qu’un manuel d’une utilité universelle. Celui qui écrit ces lignes, ayant également rédigé un Manuel de survie pour un adulte inadapté, sait bien que l’écrivain est un animal qui a beaucoup de mal à s’insérer dans une société qui ne lui fait aucun cadeau. Que Cottet-Emard dresse des garde-fous autour de la bête me semble des plus salutaire pour toute l’engeance humanoïde.

 

Tu écris toujours ? manuel de survie à l’usage de l’auteur et de son entourage, de Christian Cottet-Emard. Ed. Le Pont du Change, 2010. 96 pages, 13 €.

*

Un article de Valérie Canat de Chizy dans VERSO n° 150 :

(cliquer sur l'article pour agrandir)

cottet emard,tu écris toujours,le pont du change


DESCRIPTIF ET BON DE COMMANDE